les haricots rouges : actualités

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SORTIE CD

Les haricots rouges : coffret jazz collector

Nouveauté:

Compil de 3 CD Sélection Reader's Digest

Sortie courant décembre 2007






Les haricots rouges : coffret jazz collector Les Haricots Rouges ont participé à l'élaboration et à l'enregistrement du CD de COEUR DE CHAUFFE, dont la sortie a été saluée par la presse nationale (4 F dans Télérama...) et internationale.
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VIDEOS

LES HARICOTS ROUGES
Démo show 15 min.
HARICOTS & FRIENDS
Les haricots rouges : coffret jazz collector Les haricots rouges : coffret jazz collector


ST-MARCEL - paru dans "Le démocrate"

Les haricots rouges : coffret jazz collector




Les haricots rouges : coffret jazz collector
DOUBLE CD LONGBOX
28 pages couleur
Socadisc
haricots rouges: jazz collector
> COMMANDER

CD1 Enregistrements 2003 Haricots Rouges + Friends
créations, reprises sauce Haricots Rouges

CD2 Collector
"Nos plus belles rencontres"
Avec des musiciens de la Nouvelle-Orléans et d'ailleurs
Enregistrements live inédits


> EXTRAITS (format MP3)

CD1
• Angela
Mahogany Hall Stomp
CD2
• Alton Purnell, Live 1973



Concert des Haricots Rouges du 8 décembre 2004 au Petit Journal Montparnasse, Paris.

Belle réunion de famille autour des Haricots Rouges en cette fraîche soirée d’hiver pour fêter leurs 40 ans de scène. Nul doute que Gérard Tarquin (cl) et Pierre Jean (p) ne se doutaient pas en 1963, quand ils répétaient dans le petit appartement de la rue du Puits de L’Ermite à Paris, entre deux cours au lycée Henri IV, qu’ils se retrouveraient encore, bien longtemps après, pour s’amuser et nous réjouir sur la scène du Petit Journal Montparnasse. On est en droit de leur poser la question de savoir quel est leur secret d’une telle longévité.

En fait, il suffisait d’assister à cette prestation pour percer le secret des Haricots : amitié, générosité et ouverture d’esprit.

L’amitié : Il s’agissait de voir tous les anciens, ou pas, des Haricots, venus les retrouver , les écouter et participer à la jam session pour se convaincre qu’ils ont vraiment réussi, durant ces 40 dernières années, à fédérer énormément de monde autour d’eux par leur gentillesse et leur talent.

La générosité : Les Haricots, ils jouent pas à l’économie ! Toujours debout et jouant la comédie en même temps qu’une très belle musique, ils vont chercher au plus profond d’eux-mêmes l’inspiration qui va donner l’authenticité et la sincérité nécessaires pour toucher un public de connaisseurs. Souvent, on leur a reproché (y compris dans ce journal) de faire les guignols, de faire trop passer la musique après les gags, de prendre un répertoire trop éloigné des Hot five, Hot seven … Bien sûr, quand on les connaît, la mise en scène des morceaux est souvent une redite mais là où ils sont très forts, c’est qu’ils arrivent à vous toucher par un solo, un accompagnement toujours inspiré, toujours un peu différent. On peut citer un chorus époustouflant de Jérôme Etcheberry sur St Louis Blues. Alors que, jusque-là, sa fougue l’avait parfois amené à pousser un peu trop le son de sa trompette, il s’est avéré d’une grande finesse de jeu, avec un phrasé très simple et posé et un son magnifique. Armstrong n’aurait pu le renier. Que dire aussi de la clarinette de Gérard Tarquin qui pleurait (sans pleurnicher…nuance) sur « Femme Martinique dou », très belle biguine remise au goût du jour par les Haricots. Je ne pense pas qu’il existe un clarinettiste en France, et probablement dans le monde, qui sache exprimer une telle intensité émotionnelle dans la musique créole.

Ouverture d’esprit : Bien sûr les Haricots sont considérés un peu comme étant sur les chemins de traverse du « jazz classique ». Les Haricots ont fait sauter les verrous : pas besoin de se cantonner uniquement dans le répertoire des années 1915-1930, pas de raison de ne pas intégrer le rythme des parades de New Orleans, les rythmes et le répertoire créoles, souvent dénigrés en France alors qu’ils font partie intégrante de la musique New Orleans. Il ne faut pas leur jeter la pierre pour cela, pour plusieurs raisons. D’abord, le jazz des lecteurs de JDS, c’est celui qui swingue, qui donne envie de taper du pied, je pense que nous sommes tous d’accord. Eh bien, les Haricots, ils swinguent méchamment. Ensuite, l’important, plus que le répertoire, est quand même de jouer dans « l’esprit » et là, pas de fausse note chez les Haricots, les instrumentistes sont vraiment dedans.

Quand on fait un petit tour d’horizon des grands spécialistes de jazz classique français, on est d’ailleurs effarés de voir le nombre de grands noms ayant fait un séjour plus ou moins long chez les Haricots : Pierre Jean, Boss Quéraud, Patrick Artero, Gilbert Leroux, Daniel Barda, Gilles Chevaucherie, Daniel Huck, Maurice Van Eyck, Bill Greenow, Marc Richard,Göran Eriksson etc…

Enfin les Haricots, par leur ouverture d’esprit, sont de vrais dénicheurs de talent. Ils ne jouent pas les vedettes et sont toujours les premiers à faire participer à un bœuf un jeune, motivé et passionné, qui passe par là. La présence du jeune Julien X. au cours du bœuf, et de Jérôme Etcheberry, tous deux trompettistes, sont de beaux exemples de cette relève du jazz français qui, une fois de plus, sera passée par le centre de formation le plus populaire de l’hexagone !

En conclusion, merci aux Haricots pour cette soirée où le bœuf a duré jusqu’à 2 heures du matin, merci pour tout ce que vous avez apporté au Jazz Français depuis 40 ans et enfin merci au nom de tous les jeunes qui, comme moi, sont venus au jazz New Orleans grâce à vous.

Jean-Benoît Arlet, tromboniste du Toubib Jazz Band


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